
Maxette PIRBAKAS
Chevalier de la fraude élégante
né(e) le 14 avril 1975
- Affaires
- 2
- Condamnations définitives
- 0
- Amendes
- 0 €
- Inéligibilité
- —
Mandats et fonctions
- Député européenne (2019–2024)
Affaires (2)
Maxette Pirbakas condamnée pour travail dissimulé et licenciement abusif alors qu'elle était député européenne
Moïse Kisoka affirme avoir exercé les fonctions d'assistant parlementaire local de Maxette Pirbakas en Guadeloupe, de février 2021 à octobre 2023, soit deux ans et demi, sans jamais avoir été rémunéré ni avoir signé de contrat de travail. Il réclame le paiement des salaires dus ainsi que l'ensemble des avantages liés à sa fonction. Maxette Pirbakas conteste totalement cette version. Elle soutient que Kisoka s'est impliqué auprès d'elle de son propre chef, en tant que simple militant, dès novembre 2020, lors de la campagne pour les élections régionales de la liste "Alliance Identité Régionale Guadeloupe". Selon elle, aucune fonction officielle ne lui a jamais été confiée. En octobre 2022, alors que les premières plaintes sont déposées aux Prud'hommes, elle qualifie les poursuites de "grotesques et ignominieuses". Le Conseil des Prud'hommes ne retient pas cette défense. Il établit que la relation salariale est une situation de fait, démontrée par les nombreuses correspondances, missions, communiqués de presse et démarches administratives réalisés par Kisoka sous la direction de l'eurodéputée, avec un lien de subordination clairement identifié. Il est également constaté qu'aucune formalité d'embauche n'a été accomplie, ce qui constitue du travail dissimulé.
Maxette Pirbakas, soupçonnée d'avoir détourné de l'argent alors qu'elle présidait la Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FDSEA) de Guadeloupe
Maxette Pirbakas a présidé la Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FDSEA) de Guadeloupe de 2017 à 2019. C'est durant cette période que se situent les faits qui lui sont reprochés. En 2021, la section de recherche de la gendarmerie de Pointe-à-Pitre reçoit un courrier anonyme dénonçant des irrégularités au sein de la FDSEA. Une information judiciaire est ouverte, donnant lieu à l'audition de plusieurs membres de la fédération. L'enquête met en lumière plusieurs éléments à charge. D'une part, des retraits en espèces importants, 22 600 € , effectués sur le compte bancaire de la FDSEA, sans aucun justificatif. D'autre part, des dépenses réglées avec la carte bancaire du syndicat sans lien apparent avec son activité : billets d'avion, vêtements, soins cosmétiques, coiffeur, hôtels et restaurants de prestige à Paris (le Georges V, le Napoléon), ainsi que des traites d'un véhicule personnel, une BMW X5. Le total des dépenses non justifiées s'élève à 57 800 €, financées par les cotisations des adhérents. Des faux documents sont également au cœur du dossier : factures et procès-verbaux de réunions auraient été falsifiés pour couvrir ces dépenses, avec des signatures attribuées à Maxette Pirbakas par les enquêteurs. L'affaire est révélée publiquement par Mediapart le 24 avril 2024. Les gendarmes et magistrats de Guadeloupe peinent alors à convoquer l'élue, qu'ils cherchent en vain à ses deux adresses connues, aux Abymes et à Petit-Canal. Maxette Pirbakas, dont le mandat européen touche à sa fin, réagit via un long communiqué sur X, dénonçant une "agression en règle" et niant les faits. Sa défense soutient qu'elle ne détenait pas la carte bancaire du syndicat, que certaines dépenses étaient liées à des missions professionnelles et validées par le conseil d'administration, et que l'affaire s'apparente à une "cabale politique" visant à prendre le contrôle de la fédération.